BDSM

Parfois, pour certaine personne, et ce, indépendamment de son orientation sexuelle ou de son identité sexuelle, l’art de la contrainte est synonyme de plaisir. Le sigle BDSM regroupe : le bondage, la discipline, la domination, la soumission et le sadomasochisme. Ces pratiques peuvent déconcerter ceux et celles qui entrevoient le BDSM comme étant une perversion sexuelle. Néanmoins, ce terme est totalement inapproprié. En effet, la vision du BDSM qui est la plus répandue dans les médias nous pousse à nous imaginer du cuir, des chaînes et des fouets. Par contre, les adeptes du BDSM pratiquent un ensemble de jeux sexuels qui se caractérisent par l’érotisation de la douleur. Toutefois, la douleur n’est pas toujours au rendez-vous. L’échange de pouvoir peut aussi être très satisfaisant. De surcroît, je tiens à souligner que le consentement libre et éclairé est au cœur de ces pratiques sexuelles. Par ailleurs, il faut préciser que de nombreux adeptes québécois font partie d’une communauté solidaire qui veille au bien-être ainsi qu’à la sécurité de tous les membres. Vous vous demandez surement pourquoi j’ai choisi de vous parler du BDSM. C’est très simple, regardez bien les gens que vous côtoyez au quotidien. Selon les statistiques, il se pourrait bien qu’au moins une ou deux personnes parmi ces connaissances pratiquent le BDSM. Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières que je vous propose, mais bien une prise de conscience sur la diversité des pratiques sexuelles. Bref, comme toute sexualité épanouie, le plus important dans le BDSM, c’est d’être fidèle à soi-même, d’être à l’écoute de ses limites, d’être attentif aux signaux que notre corps et notre esprit nous envoient, et d’être honnête envers son ou sa partenaire.

Paraphilies

Avant tout, la terminologie du mot paraphilie signifie à côté de (para) et amour (philie) – objet ou sujet spécifique nécessaire à l’excitation. Ce terme est privilégié afin d’éviter toute forme de jugement. Il constitue tout intérêt intense et persistant autre que l’intérêt sexuel pour la stimulation génitale ou les caresses préliminaires avec un partenaire consentant, physiquement mature et phénotypiquement normal.

Depuis la publication du DSM-V, il est possible de noter une distinction entre « paraphilie » et « trouble paraphilique ». Ce dernier engendrant une détresse clinique significative depuis une période d’aux minimum 6 mois et altérant le fonctionnement social, professionnel et/ou toute autre sphère de vie, ainsi que de développement de l’individu. Bref, une paraphilie ne constitue pas une perversion, mais bien une déviance sexuelle ne causant possiblement pas de préjudice pour soi ou les autres. Tandis qu’un trouble paraphilique, de par la détresse psychologique et l’altération du fonctionnement qu’il engendre, cause préjudice à l’individu et/ou à autrui (ex. pédophilie, exhibitionnisme, voyeurisme, etc.). Enfin, il est impératif de souligner qu’un individu présentant des fantasmes sexuels déviants, par exemple de l’ordre de la pédophilie, ne commettra pas nécessairement et/ou automatiquement un acte sexuel abusif envers un enfant. La fantasmatique d’une personne peut être contrôlée et demeurer dans l’imaginaire. Toutefois, la répétition des fantasmes et leur alimentation (ex. lors de la masturbation) peuvent augmenter la probabilité de leur actualisation réelle, mais il ne s’agit pas d’un lien de cause à effet.

Au final, la sexualité comporte de nombreuses expressions et ses formes sont très variées. Une pratique sexuelle qui sort de la masse ne doit pas être envisagée comme anormale ou insolite. À vrai dire, y a-t-il une seule et unique façon de vivre sa sexualité? Je suis persuadé que non. Bref, lorsqu’il s’agit de deux personnes en âge de consentir, qu’il y a absence d’abus de pouvoir, de situation d’exploitation ou d’autorité, qu’un climat excepte de violence règne, qu’il s’agit de sécurisexe, qu’il n’y a pas de préjudice direct/indirect pour soi et/ou autrui, etc. Pourquoi ne pas ouvrir nos horizons sexuels?

Comportements sexuels

déviants et pornographie

Penses-tu que les médias pornographiques nuisent ou aident à l’éducation sexuelle?

Quand est-ce qu’un comportement sexuel devient déviant?

La déviance est un caractère qui s’écarte de la norme et en général elle est reliée à la société. Par contre, il faut retenir que les normes ne sont pas toutes les mêmes d’une société à l’autre. En ce qui concerne les comportements sexuels, un comportement peut être considéré déviant lorsque celui-ci est dit « anormal ». Un comportement sexuel peut être déviant sans nécessairement causer du tort à soi-même et/ou à autrui (exemple : une personne qui aime faire l’amour avec des bottes de cuir). Ici, il est possible de parler de paraphilie : « c’est un intérêt intense et persistant autre que l’intérêt sexuel pour la stimulation génitale ou les caresses préliminaires avec un partenaire consentant [...] » (DSM-5). Autrement dit, le comportement sexuel déviant qui ne cause pas de tort ou de blessure à autrui est qualifié de paraphilie. Ensuite, si un comportement sexuel cause de la souffrance psychologique et/ou physique à soi-même et à autrui, celui-ci est un trouble paraphilique. Donc cela peut être dangereux pour la santé mentale et physique de la personne et celle des autres. Un comportement sexuel déviant peut être sain autant qu’il peut ne pas l’être. Donc un comportement sexuel devient déviant lorsque celui-ci « dérange » la personne et les autres ainsi que s’il cause de la souffrance (psychologique/physique) et du tort. Finalement, un comportement sexuel devient déviant lorsque celui-ci devient une nécessité à l’excitation sexuelle.

Il y a beaucoup de débats autour de la consommation de pornographie. Certains disent que la pornographie peut être un bénéfice à la sexualité et d’autres disent que cela nuit à la sexualité. Dans les débats, on parle beaucoup du statut de la femme qui est considéré comme un objet. Aussi, dans tous les types de pornographies (hétérosexuelle/homosexuelle), il y a presque toujours une personne soumise et dominante. De ce fait, ces images déforment la réalité pour ceux et celles qui n’ont jamais eu de relation sexuelle. Dans le cas contraire, cela peut aider des couples ou des personnes à développer leur répertoire sexuel. Par contre, en ce qui concerne l’éducation sexuelle, la pornographie n’est pas un outil pédagogique pour l’éducation à la sexualité. C’est-à-dire, la pornographie n’aide pas en soi à l’éducation sexuelle des individus. Celle-ci démontre des scènes et des images plus ou moins réalistes. Par exemple, si un adolescent tente de s’éduquer et d’apprendre comment faire l’amour à travers ce média lorsqu’il entamera ses premières expériences sexuelles avec un homme ou une femme, il sera possiblement désenchanté. Aussi, la pornographie peut causer l’anxiété de performance et mettre de la pression chez les individus qui en écoutent à des fins éducatives. De plus, il est important de mentionner que certains vidéos pornographies démontrent des relations sexuelles sans le port du condom ou qui n’encourage pas celui-ci. Donc cela n’aide pas et n’encourage pas les individus à utiliser le condom lors des rapports sexuels. Dans un cas où la consommation de pornographie pourrait être éducative c’est dans une situation où celle-ci serait une amorce dans une conversation entre deux personnes (exemple : parent/enfant, intervenant/jeune). Finalement, ce qui serait utile dans une société comme la nôtre : plus de cours d’éducation sexuelle qui développeraient un esprit critique par rapport aux médias sexualisés et à la pornographie.

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