L'orientation sexuelle

 

Il est important de différencier l’orientation sexuelle et l’orientation amoureuse. 

Ce n’est pas parce qu’une personne est attirée romantiquement par un genre, l’autre ou les deux, qu’elle ne sera pas attirée sexuellement par un autre et vice-versa.

Orientation sexuelle

L’orientation sexuelle concerne l’attirance sexuelle envers les hommes ou les femmes, ou envers les personnes qui sortent du cadre binaire des genres.

Orientation romantique ou amoureuse

L’orientation romantique ou amoureuse concerne l’attirance amoureuse envers les hommes ou les femmes, ou envers les personnes qui sortent du cadre binaire des genres.

Les étiquettes

Depuis quelque temps, il y a une augmentation des termes pour définir les différentes orientations sexuelles et romantiques, cela peut être nommé des « étiquettes ». Pourquoi autant de mots différents? N’est-ce pas artificiel de créer des divisions? Cela peut avant tout répondre à un besoin d’auto-définition. Les identités existent déjà et les mots sont là pour légitimer leur existence.

Le fait de « créer des étiquettes », autrement dit de « nommer les choses », est nécessaire à la constitution d’un sujet politique. En effet, comment prétendre agir sur l’oppression spécifique qui vise les personnes attirées par les personnes du même sexe si on ne reconnaît pas l’existence de différentes orientations. Idéalement, l’avenir sera sans étiquettes et les humains cesseront d’être réduits à des qualificatifs arbitraires.

Dubuc, D. et FNEEQ-CSN (2017) LGBTQI2SNBA+ : Les mots de la diversité liée au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle. Récupéré de http ://fneeq.qc.ca/wp-content/uploads/Glossaire-2017-08-14-corr.pdf

 

Killermann, S. (2017). The social justice advocate’s handbook: A guide to gender (2nd edition). [Format Kindle] Austin, TX : Impetus Books. 

 

Vallée, A. (2017) Les étiquettes. Dans Je suis féministe. Récupéré de https ://jesuisfeministe.com/2017/06/16/les-etiquettes/

Qu'est-ce que l'homosexualité?

Cette question peut sembler anodine ou banale aujourd’hui, au Québec, mais dans certains pays, il n’est pas aussi évident que l’homosexualité soit prise pour ce qu’elle est réellement.  Même dans la Belle Province, certaines gens croient, à tort, qu’homosexualité rime avec pédophilie, maladie, erreur génétique, traumatisme dans l’enfance, anormalité, ou encore qu’elle est contre-nature.  Évidemment, rien de tout cela n’est vrai.

Une définition très brève et simpliste de cette orientation sexuelle serait la suivante : une personne (homme ou femme) qui a une attirance sexuelle et/ou affective pour les personnes de même sexe.  L'homosexualité ne se résume donc pas au seul aspect de la sexualité, voire au coït entre personnes de même sexe.  Elle est aussi, et parfois pour certaines personnes exclusivement, un sentiment amoureux et un comportement social.

 

Le terme « homosexualité » et la notion moderne qu'il définit sont apparus en français à la toute fin du XIXe siècle[1]. En 1868 et 1869, l'écrivain hongrois Karl-Maria Kertbeny, forge les mots allemands homosexuell et Homosexualität en associant la racine grecque (homo « semblable », parfois confondue avec le substantif latin homo « homme ») et la racine latine (sexualis « sexuel »). Les mots français homosexualité, homosexuel et homosexuelle apparaissent peu après, rapidement rejoints par l'antonyme hétérosexuel[2].

Plusieurs homosexuels masculins préfèreront utiliser les mots « gai ou gay » pour se désigner, alors que la gent féminine utilisera le terme « lesbienne ».  La notion de sexualité se retrouve alors au second plan, alors que les sentiments amoureux sont mis en évidence.  Puis, il y a ceux qui ne se définissent pas comme homosexuels même s’ils ont des relations sexuelles avec des partenaires de même sexe ; dans le jargon médical de prévention des ITSS, ils seront ainsi qualifiés d’HARSAH (Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes).  Du côté féminin, l’expression FARSAF (Femmes ayant des relations sexuelles avec d’autres femmes) n’existe tout simplement pas ; à croire que celles-ci n’ont pas de besoins spécifiques en matière de prévention !

[1] « La notion d'homosexualité est une notion qui date du xixe siècle, et est donc très tardive », Michel Foucault, entretien avec Jean Le Bitoux en 1978, dans Jean Le Bitoux, Entretiens sur la question gay, Béziers, H&O éditions, 2005, p. 46.

[2] Eric Bordas, « Comment en parlait-on ? », Romantisme, vol. 159,‎ 2013, p. 3-17.

Et la bisexualité?

La bisexualité est le fait d'éprouver de l'attirance sexuelle ou amoureuse pour les deux sexes ou, plus largement, le fait d'entretenir des relations amoureuses, sentimentales ou sexuelles avec des personnes du même sexe et du sexe opposé. La bisexualité ne représente pas nécessairement une tendance à aimer autant un sexe que l'autre, le degré d'attirance envers les deux sexes pouvant très largement varier.[1]

 

Malheureusement, la bisexualité est très souvent invisible dans notre société.  Les raisons sont fort simples : peu de gens s’identifient comme bisexuels ; quand une personne bi est en couple avec un individu du même sexe, elle sera perçue comme homosexuelle et quand elle est en couple avec un individu du sexe opposé, elle sera perçue comme hétérosexuelle ; finalement, une personne bisexuelle peut avoir une attirance pour les deux sexes, mais ne jamais entrer en relation avec l’un ou l’autre genre.

Cette orientation sexuelle est parfois perçue comme une « phase de transition » ou alors comme inexistante.  Il s’en trouvera toujours pour dire que les personnes bisexuelles ne sont « pas branchées », ou bien qu’elles veulent avoir des relations sexuelles avec tout le monde, ou encore qu’elles ne veulent tout simplement pas s’affirmer en tant qu’homosexuelle.  Encore une fois, il s’agit de fausses croyances basées sur des perceptions erronées de la réalité.

Aussi, il importe de mentionner que les gens bisexuels ont rarement une attirance 50-50 pour les deux sexes.  Ils peuvent avoir une préférence pour l’un ou l’autre, aucune préférence, peuvent vivre des relations amoureuses exclusives (un-e seul-e partenaire à la fois) ou non-exclusives (relations sexuelles hors de leur relation amoureuse), etc.  En fait, il existe autant de « formes » de bisexualités qu’il y a de personnes qui se définissent en tant que tel… 

 

L’important à retenir est que ces personnes ne sont pas différentes des autres et que la bisexualité est une orientation sexuelle à part entière.

Maintenant... la pansexualité!

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Bisexualit%C3%A9, site visité le 10 juillet 2017.

La bisexualité et la pansexualité sont souvent perçues, à tort, comme une seule et même chose.  La 1re renvoie à l’attirance pour les deux sexes, alors que la 2e renvoie à l’attirance pour un autre être humain.  Pareil, direz-vous ?  Regardons-y de plus près…

 

En fait, quand on parle de pansexualité, il faut oublier les concepts binaires de genre et d’orientation sexuelle.  Pour les gens qui se définissent pan, il existe une panoplie d’identités de genre et d’orientations sexuelles.  En fait, ces personnes disent être attirées par les individus indépendamment de comment ils se perçoivent (homme, femme, trans, les deux, aucun, etc.) et de vers qui ils sont attirés (homosexuel-le-s, bisexuel-le-s, pansexuel-le-s, asexuel-le-s, etc.).

 

L’être humain dans son entièreté est considéré.  Les caractéristiques physiques et psychologiques du-de la partenaire prennent le dessus sur toutes les normes/règles/conventions sociales.

Ça existe vraiment les personnes asexuelles?

 

Tout d’abord, l’asexualité se définit par l’absence de désir sexuel. L’asexuel-le peut avoir l’envie d’être en couple, mais il ne ressent pas le désir d’avoir des relations sexuelles. Surtout, il ne faut pas confondre les personnes vivant une période de leur vie où leur désir est en baisse, le célibat ainsi que l’abstinence. En effet, l’asexualité n’est pas un sujet souvent abordé dans la littérature scientifique. C'est un sujet qui intéresse de plus en plus la population et les chercheurs.

Dans les années 1950, Kinsey a défini l’asexualité sous une catégorie qu’il a nommée : la catégorie X. À l’époque, il a mentionné qu’environ 1,5% des hommes adultes appartenaient à cette catégorie puis que ceux-ci n’avaient eu aucun contact ou réaction de nature sociosexuelle. Dans les mêmes années, il a publié dans un autre rapport que 4% des hommes et 19% des femmes seraient asexuel-le-s. Ici, il faut tenir compte de l’époque où la religion était dominante et qu’il n’avait aucune éducation sexuelle. Ça serait peut-être l’explication du taux de femmes plus élevé que les hommes. Depuis Kinsey, il n’y a pas vraiment d’étude sur le sujet. Par contre, Anthony F. Bogaert professeur de psychologie à l’Université Brock, en Ontario, a publié son premier article sur le sujet qui a fait susciter l’intérêt chez d’autres chercheurs. Il a fait ses recherches auprès d’environ 18 900 personnes âgées de 16 à 59 ans. Selon, les résultats 195 personnes soit 1.05% rapportaient être asexuelles. Ceux-ci affirmaient n’avoir aucune attraction sexuelle envers ni les hommes et ni les femmes. Plusieurs facteurs pris en compte ont été retenus tels que le genre, la classe sociale, l’éducation, le développement physiologique, la religion et les maladies générales débilitantes.

Ensuite, il est possible de dire que les personnes asexuelles existent, mais il n’est pas possible d’affirmer que cela est fréquent. L’asexualité est un sujet qui commence à être de plus en plus étudié. Ainsi, peut-être que dans quelques années nous aurons plus de chiffres représentatifs. Aussi, si d’autres chiffres sont découverts, il sera peut-être possible de faire des liens avec l’expérience de la personne, les variables démographiques ainsi que le développement psychosexuel de la personne. De ce fait, chaque personne ne vit pas son asexualité de la même façon. En soi, il faut garder l’esprit ouvert et si une personne se confie à vous sur leur asexualité accepter leurs confidences et accompagnez-le dans leur cheminement.

Et les autres orientations

Les graysexuels sont des personnes qui se placent dans la zone grise entre l’asexualité et la sexualité, ils peuvent aussi se dire en même temps gay, hétéro ou toute autre identité sexuelle.

 

Les demisexuels ne ressentent pas d’attirance sexuelle sauf s’ils ont déjà noué des liens affectifs profonds avec la personne, ce lien peut être de nature sentimentale.

               

Comme les demisexuels, les demiromantiques ne ressentent pas d’attirance sentimentale envers autrui sauf s’ils ont déjà noué des liens affectifs profonds avec la personne.

 

Une personne autosexuelle est attirée sexuellement et émotionnellement par elle-même.

 

Les skoliosexuels sont attirés sexuellement envers les individus non-binaires ou ceux qui ne se définissent pas en tant que cisgenre.

 

Une personne androsexuel est quelqu’un qui est attirée sexuellement et émotionnellement par la masculinité (que ce soit une femme masculine ou un homme masculin, indépendamment du fait qu’il ou elle soit lesbienne, hétéro, gay).

 

Une personne gynesexuelle est attirée sexuellement et émotionnellement par la féminité. Le pendant à l’androsexuel, mais du côté féminin.

 

Une personne androgynosexuelle est attirée par les androgynes, les personnes qui possèdent à la fois des traits masculins et féminins (indépendamment de leurs orientations sexuelles).

 

Une personne fluide est quelqu’un dont l’orientation sexuelle est changeante ou inclassifiable.

Une personne sapiosexuelle est attirée sexuellement et émotionnellement avant tout par l’intellect d’une personne, par son intelligence, sa vivacité d’esprit.

 

NB : Cette liste n’est pas exhaustive, il y a plusieurs autres orientations.

L’important c’est que vous soyez à l’aise et en accord avec la vôtre.

Dubuc, D. et FNEEQ-CSN (2017) LGBTQI2SNBA+ : Les mots de la diversité liée au sexe, au genre et à l’orientation sexuelle. Récupéré de http ://fneeq.qc.ca/wp-content/uploads/Glossaire-2017-08-14-corr.pdf

 

Killermann, S. (2017). The social justice advocate’s handbook: A guide to gender (2nd edition). [Format Kindle] Austin, TX : Impetus Books. 

 

Michelson, N. (2016, 5 octobre) Identités sexuelles : qu’est-ce qu’être pansexuel, skoliosexuel … et autres orientations méconnues. HuffPost. Récupéré de http ://www.huffingtonpost.fr/2015/10/26/identites-sexuelles-pansexualite-skoliosexualite_n_8357592.html

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